L’utilisation d’un REEE est liée à des conditions, notamment quant à l’admissibilité des bénéficiaires et à l’utilisation en marge d’un programme d’études. Le CELI, lui, ne comporte aucune de ces conditions. Par exemple, si l’enfant pour lequel vous avez mis de l’argent de côté ne fait pas d’études postsecondaires, vous pouvez récupérer vos fonds sans plus de question.
Mais attention! Le REEE vous assure un rendement immédiat de 20 à 30 % sous la forme de subventions gouvernementales.* (À noter, cependant, que les bénéficiaires adultes ne sont pas admissibles à la SCEE ou au IQEE.) Cet avantage spectaculaire fait défaut au CELI. Envisagez donc d’investir dans un REEE les sommes nécessaires pour maximiser vos subventions, et d’investir dans un CELI toute somme additionnelle. Cet argent, dès lors, pourra être utilisé plus librement.
Aussi, si vous voulez financer votre propre retour aux études, le CELI sera une option plus souple que le REEP (régime d’encouragement à l’éducation permanente), qui fonctionne un peu comme le RAP (régime d’accession à la propriété), mais pour vous aider à financer un retour aux études.
N’oubliez pas, également, que tout adulte peut avoir un CELI sans égard à son revenu. Si vous êtes déjà aux études et obtenez une bourse dont vous n’avez pas besoin au complet, vous pouvez utiliser votre CELI pour la mettre à l’abri de l’impôt.
* Les cotisations au REEE donnent droit à une subvention fédérale (Subvention canadienne pour l’épargne-études, ou SCEE) équivalant à 20 % du montant cotisé, jusqu’à concurrence de 500 $ par année et d’un plafond à vie de 7 200 $. Les résidents du Québec ont, de plus, accès à un crédit d’impôt remboursable du gouvernement du Québec (l’Incitatif québécois à l’épargne-études, ou IQEE) équivalant à 10 % du montant cotisé, jusquà concurrence de 250 $ par année et d’un plafond à vie de 3 600 $.