Il vous permet de mettre davantage de sous de côté en vue de la retraite, même si vous avez atteint votre plafond de cotisation REER et même si votre facteur d’équivalence (en vertu de votre régime de pension) vous interdit de cotiser davantage à votre REER.
Il vous procure à la retraite des sommes nettes, quel que soit votre taux d’imposition, alors que les retraits de votre REER, eux, sont imposables (si votre taux marginal d’imposition a augmenté, votre facture d’impôt sur un retrait REER pourrait même être plus lourde que l’économie d’impôt dont vous avez bénéficié à la cotisation).
Il ne vous oblige pas à respecter un calendrier de retrait et à épuiser votre capital de retraite sur un certain nombre d’années ; à l’inverse, un REER doit être converti en FERR ou en rente l’année où vous atteignez vos 71 ans, et vous devez alors commencer à faire des retraits.
Par ailleurs, si vous n’avez pas besoin de certaines sommes que la loi vous oblige à retirer de votre FERR, vous pouvez les placer dans votre CELI : elles pourront continuer de croître à l’abri de l’impôt.
Le CELI ne comporte pas de règles d’attribution: vous pouvez remettre à votre conjoint une somme à cotiser à son CELI sans risquer que les revenus vous soient attribués (ce qui peut arriver avec un REER de conjoint) et, le cas échéant, annulent les bénéfices du fractionnement de revenu. Et vous pouvez retirer des sommes du CELI sans vous soucier le moindrement de leur traitement fiscal.
Enfin, un retrait du CELI n’étant pas un revenu imposable, il ne risque pas de diminuer vos prestations gouvernementales ; certaines de ces prestations, en effet, sont réduites au-delà d’un certain seuil de revenu imposable – et c’est le cas de la Sécurité de la vieillesse.